Review of: W.E.
Mélodrame:
Madonna

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1
On 9 août 2014
Last modified:14 août 2014

Summary:

Sûrement l'un des plus gros navets et bides de 2011. Madonna arrêtera-t-elle enfin le cinéma ?

Sûrement l’un des plus gros navets et bides de 2011. Madonna arrêtera-t-elle enfin le cinéma ?

W.E. (2011)

W.E. (2011)

Réalisé par Madonna

Ecrit par Madonna et Alek Keshishian

Avec Abbie Cornish, James D’Arcy, Andrea Riseborough, James Fox, Richard Coyle,…

Directeur de la photo : Hagen Bogdanski

Produit par Kris Thykier et Madonna

Mélodrame

UK

 

W.E. (2011) de MadonnaTout était réuni pour faire un navet. Une Madonna à l’expérience en matière de cinéma extrêmement limitée se lance dans un projet ultra ambitieux en endossant à la fois la casquette de scénariste-réalisatrice et productrice de son deuxième film après « Filth and Wisdom », une comédie de 2008 déjà made in UK et passée complètement inaperçue. Mais après tout on est jamais à l’abri d’une bonne surprise.

Le scénario de « W.E. » nous propose de suivre en parallèle la trajectoire de deux femmes. L’une, qui vit à New York en 1998, est mariée à un éminent médecin qui la trompe et la maltraite. Elle oublie son désarroi en allant voir les enchères des affaires personnelles de Edward VIII et de Wallis Simpson. Elle développe une fixation pour l’histoire de cette américaine divorcée qui a épousé le roi britannique. L’autre femme dont nous allons suivre la destinée est donc… Wallis Simpson.

Nous avons donc droit à des allers retours constants entre les années 30 et le début du XXe siècle. Pourquoi pas après tout ?

Le problème commence avec le scénario, mièvre à souhait, et surtout d’une prétention assez incroyable. Ça se veut très profond mais les dialogues et scènes sombrent constamment dans le ridicule.

Le comble de la nullité est atteint avec le personnage du beau gosse russe qui travaille à la sécurité chez Sotheby’s et qui vit dans un superbe loft.

Sous son air de dur, se cache un homme sensible qui joue admirablement du piano (qu’il a appris de son grand père) et qui a une superbe collection de livres dont les « lettres à un jeune poète » de RM Rilke avec glissée dedans la photo de sa femme morte il y a deux ans. Trop tragique, trop beau, trop mignon. Du Harlequin pur jus.

Le comble du mauvais goût étant par ailleurs atteint par les deux scènes ultra stylisées où les deux femmes se font battre par leur mari. Comment Madonna a-t-elle pu trouver que c’était une bonne idée ?

Le film est fourré ad nauseam d’images au ralenti, de plans rapides filmés en travelling, le tout recouvert d’une couche de musique classique et moderne « très distinguée » et omniprésente (tout droit sortie d’une anthologie de pubs pour parfum). Mon Dieu, elle se prend pour Wong Kar-wai, Baz Luhrmann et Joe Wright réunis !?

Reste de très beaux décors et costumes. Mais vous perdrez moins de temps à regarder des captures d’écran sur le web.

Bref, la mise en scène est tout simplement pitoyable. Cette farce a été justement moquée par la critique et ignorée par le public.

Rating: ★☆☆☆☆☆☆☆☆☆ 

 

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