Alexander Mackendrick

La cinémathèque française propose une rétrospective Alexander Mackendrick du 15 au 28 février 2016 avec des films rares.

Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seul, l’éditeur Tamasa Distribution sortira en octobre 2016 un coffret DVD regroupant : « Maggie », « La Merveilleuse histoire de Mandy », « L’Odyssée du petit Sammy ».

Présenté par la cinémathèque comme « le plus américain des cinéastes britanniques » avec Alfred Hitchcock, Alexander Mackendrick est pourtant dans un cas bien différent. Né à Boston de parents écossais, il ne restera que sept ans aux USA avant de retourner la terre de ses aïeux. Après avoir décroché son diplôme à la Glasgow School of Art, il s’établira à Londres où il fera ses débuts pour la publicité, puis réalisera des documentaires pour le ministre de l’information pendant la guerre.

Il signe son premier scénario pour le cinéma en 1937 (Midnight Menace).

Alexander Mackendrick rejoint Ealing Studios en 1946. Après un passage au scénario et à la direction artistique, il se tourne vers la réalisation et signe quelques uns des plus grands classiques du studio de Michael Balcon : « Whisky Galore! » (Whisky à gogo, 1949), « The Man in the White Suit » (L’homme au complet blanc, 1951), « Maggie » (1954), « Ladykillers » (Tueurs de dames, 1955).

En 1957, il retourne aux Etats-Unis pour « Sweet Smell of success » (Le Grand Chantage) avec Burt Lancaster et Tony Curtis. Un film noir d’excellente réputation mais dont le budget de 600.000 dollars sera dépassé de deux millions de dollars, et il sera accusé par les producteurs d’être un affreux perfectionniste !

Il reviendra alors au UK pour tourner notamment « Sammy Going South » (1963) et « A High Wind in Jamaica » (Cyclone à la Jamaïque, 1965).

Il tourne son dernier film aux USA en 1967 avec « Don’t Make Waves » (Comment réussir en amour sans se fatiguer ?) avec Tony Curtis et Claudia Cardinale. A partir de la fin des années 60, il enseignera l’écriture du scénario et la mise en scène à la California Institute of the Arts de Valencia.

Ses écrits ont fait l’objet en 2004 d’un recueil réputé sur le cinéma : « On Film-making: An Introduction to the Craft of the Director » (sorti en France sous le titre de « La Fabrique du cinéma ») et préfacé par Martin Scorcese.

Il est mort en 1993 à Los Angeles après une longue maladie.

En tout il a signé juste une petite dizaine de films, mais d’un niveau de qualité largement suffisant pour qu’il soit reconnu aujourd’hui comme un réalisateur majeur.

CALENDRIER

LES FILMS

AUTOUR D’ALEXANDER MACKENDRICK

Pour plus d’infos, n’hésitez pas à vous rendre sur le site de la cinémathèque : http://www.cinematheque.fr/cycle/alexander-mackendrick-179.html

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