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On 5 octobre 2016
Last modified:6 octobre 2016

Summary:

Un film d'horreur un peu trop simple mais efficace. Un casting convaincant et une utilisation de la musique intéressante.

Un film d’horreur un peu trop simple mais efficace. Un casting convaincant et une utilisation de la musique intéressante.
thetelltaleheart

The Tell-Tale Heart (1960)

Réalisé par Ernest Morris

Ecrit par Brian Clemens et Eldon Howard d’après la nouvelle d’Edgar Allan Poe

Avec Laurence Payne, Adrienne Corri, Dermot Walsh,…

Directeur de la photographie : James Wilson

Musique : Tony Crombie et Bill LeSage

Produit par Edward J. Danziger et Harry Lee Danziger pour Danziger Productions Ltd.

Horreur / Romance

75mn

UK

Edgar Marsh (Laurence Payne) est un libraire timide et angoissé, qui vit seul dans une grande maison sur la rue Morgue à Paris.  Son seul ami est son contraire, un bourreau des coeurs, Carl (Dermot Walsh). Edgar tombe amoureux d’une belle jeune femme qui a emménagé en face de chez lui,  Betty (Adrienne Corri). Mais celle-ci tombe amoureuse de Carl. Quand Edgar s’en aperçoit, il est pris de fureur.

the-tell-tale-heart-1960Edgar Marsh (Laurence Payne) est un homme qui évoque la grisaille et la poussière.  Seul, sans passions, sans histoire, qui n’a rien à dire. Il a un poste dans une bibliothèque et vit seul dans une grande maison (sûrement un héritage). Comment un tel homme peu avoir comme meilleur ami un homme aussi brillant et mondain que Carl ? Probablement un ami d’enfance, un ami de la famille… Ils aiment se réunir pour jouer aux échecs et Carl a l’air de vraiment s’inquiéter des crises de panique de son ami.

Quand Edgar tombe amoureux d’une jeune femme qui habite juste en face; Carl est naturellement sceptique. Puis gêné quand il s’avère que la jeune femme en question Betty s’intéresse plus à lui qu’à Carl. Néanmoins ses réticences vont bientôt céder, et Edgar va être témoin de leurs ébats. On se doute du résultat sur la psyché de cet individu fragile !

Comme son titre l’indique, The Tell-Tale Heart est adapté de la nouvelle éponyme du maitre américain de l’horreur, Edgar Allan Poe. La nouvelle, intitulée « Le Cœur révélateur » en français, a été adaptée plusieurs fois sur grand écran avant et après ce film-ci. Dans ce cas précis, il s’agit d’une adaptation très libre qui rajoute un triangle amoureux à l’histoire originale dont le thème principal est la culpabilité. Et contrairement à la nouvelle, la construction narrative est ici très classique.

L’adaptation est signée par Eldon Howard (belle mère du producteur) et le prolifique Brian Clemens (papa entre autres de The Avengers à partir de la période Emma Peele). Howard et Clemens vont collaborer sur une dizaine de film produits par Danziger entre 1957 et 1960.

Le résultat est intéressant grâce au je des acteurs (Laurence Payne en tête) et d’une réalisation classique mais solide. On nous annonce au début du film qu’une musique (intéressante par ailleurs avec ses battements imitant ceux d’un coeur) annonce les séquences les plus violentes afin que l’on puisse se cacher les yeux… Et il faut bien avouer que le film contient deux scènes assez violentes pour l’époque.

Ca manque un peu de consistance et c’est un peu court, mais rien de honteux non plus.

Le réalisateur Edgar Morris a fait ses classes en tant qu’assistant avant de passer à la réalisation à partir de 1957. De cette date à 1965, il devint  un habitué des séries B (et en signera jusqu’à cinq par an) notamment pour les productions Danziger.

Au niveau du casting, signalons la très convaincante prestation de Laurence Payne dans le rôle principal. Payne a débuté par le théâtre (notamment pour le Old Vic) et a été très présent sur petit et grand écran du début des années 50 à la fin des années 90. Pour le cinéma, il a souvent interprété des seconds rôles et joué dans des séries B (dont le fameux « The Crawling Eye » en 1958). Il a également signé onze romans policiers dont l’un a été adapté pour le cinéma en 1963 (The Model Murder Case).

Dans « The Tell-Tale Heart », il est entouré notamment de Adrienne Corri, fameuse actrice également prolifique qui est passé également de série B à la télévision et dont les plus hauts faits d’arme comprennent notamment sa participation à « A Clockwork Orange », « Doctor Zhivago » ou encore « Bunny Lake Is Missing’.

Inclus dans le coffret DVD « The Danziger Collector’s Edition ». Zone 2 UK. Version originale sans sous-titres.

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