Horreur:
Jack Cardiff

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3
On 9 septembre 2012
Last modified:12 octobre 2015

Summary:

Imaginez "Freaks" de Tod Browning filmé sous acide dans le Londres des années 70. Cela donne "The Mutations", un objet filmique non identifié.

Imaginez « Freaks » de Tod Browning filmé sous acide dans le Londres des années 70. Cela donne « The Mutations », un objet filmique non identifié, signé par l’un des plus grands chefs op’ de l’histoire, Jack Cardiff.

The Mutations

The Mutations (1974)

Réalisé par Jack Cardiff

Ecrit par Edward Mann et Robert D. Weinbach

Avec Donald Pleasence, Tom Baker et Brad Harris,…

Directeur de la photographie : Paul Beeson

Produit par Robert D. Weinbach pour Cyclone et Getty Pictures Corp

Tourné aux Studios Pinewood

Horreur

92 mn

UK

À Londres, le professeur Nolter (Donald Pleasance) mène des expériences pour prouver qu’en manipulant les structures de l’ADN, il est possible d’obtenir des créatures mêlant des caractéristiques animales et végétales. Lynch (Tom Baker), un homme défiguré complice du scientifique et gérant d’un cirque de monstres, kidnappe des passants pour en faire des cobayes…

 

The Mutations (poster belge)Imaginez « Freaks » de Tod Browning filmé sous acide dans le Londres des années 70. Cela donne « The Mutations », un objet filmique non identifié.

On est assez loin du chef d’oeuvre, mais « The Mutations » est un film de série Z tout à fait regardable.

Soit, les défauts sautent aux yeux. Donald Pleasance a l’air de s’ennuyer (c’est Vincent Price qui aurait dû tenir le rôle, il est probable que Pleasance soit arrivé au dernier moment sur le projet sans vraiment s’y impliquer), les faux monstres (mi-hommes-mi plantes) ne sont guère convaincants, et le discours pseudo scientifique (assez typique du genre) est des plus dispensables. On a droit aussi à quelques brèves scènes figurant de jeunes femmes dénudées qui prêtent à sourire.

Ce quelques défauts, assez typiques des séries Z, empêchent de prendre le film au sérieux. Et c’est dommage, car le film bénéficie d’une ambiance glauque à souhait renforcée par l’usage de vrais monstres de foire (comme dans Freaks) et par la musique expérimentale de Basil Kirchin.

Si le personnage du professeur joué par Pleasance manque de consistance, par contre Lynch (joué par Tom Baker, oui le quatrième Doctor Who himself !) est un personnage à la Elephant Man assez intéressant. Un monstre qui ne veut pas l’être, qui rêve d’une histoire d’amour (on le voit errer dans les rues de Soho à la recherche d’une prostituée qui veuille bien lui dire « Je t’aime »), et qui hait les créatures du cirque de monstres qu’il dirige. Il accepte de travailler avec le professeur Nolter car celui-ci lui promet qu’il l’aidera à retrouver une apparence normale grâces à ses expérimentations en génétique.

Le film est largement l’oeuvre du producteur Américain Robert D. Weinbach qui en a signé le scénario. Pour le mettre en scène, il a choisit l’un des chefs’ op les plus célèbres du monde qui a notamment oeuvré sur « The Red Shoes » de Powell et « The African Queen » de Huston – et qui a été oscarisé pour son sublime travail sur « Black Narcissus » (1947) toujours de Powell. Jack Cardiff a réalisé également une poignée de films plus classiques dont le très beau « Sons and lovers »  (1960). « The Mutations » sera son dernier film en tant que réalisateur.

[xrr rating=6/10]

DVD Subversive cinema, édition US en zone 1. Deux trailers.

 

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