Review of: The Insomniac
Drame / Fantastique:
Rodney Giesler

Reviewed by:
Rating:
3
On 14 février 2015
Last modified:14 février 2015

Summary:

Réalisé par un documentariste urbain, une jolie histoire fantastique, ode au rêve, à l'amour et à la nature

Réalisé par un documentariste urbain, une jolie histoire fantastique, ode au rêve, à l’amour et à la nature

The Insomniac 1971

The Insomniac (1971)

Ecrit et réalisé par Rodney Giesler

Avec Morris Perry, Valerie Van Ost, Patricia Leventon,…

Directeur de la photo Anthony B. Richmond

Produit par Rodney Giesler

Drame / Fantastique

45mn

UK

Un homme (Morris Perry), père de famille qui vit dans une tour à Londres ne peut pas dormir. Comme dans les histoires qu’il raconte à ses enfants, il se retrouve soudainement dans un jardin ensoleillé dans la campagne. Il prend en stop un homme en costume et lunettes de soleil qui l’invite à une partie.

« The Insomniac » est une ode au rêve et au fantasme, à l’amour et à la nature. Bloqué dans sa terne réalité urbaine, l’homme (sans nom) finit par réussir à s’échapper. Dans cette autre réalité, il va devoir faire face à d’étranges hommes en costume noire et lunettes de soleil. Il va trouver l’amour, sauver une jeune femme séduisante des griffes de ces étranges personnages. Ensemble ils vont s’aimer mais pour combien de temps ?

Le film est photographié avec maestria et réalisé de façon très compétente par Giesler.

Marqué par « Odd Man Out » (1947) de Carol Reed, Rodney Giesler commence sa carrière de documentariste à la fin des années 50. Ironiquement (si l’on considère le message de « The Insomniac », une grande partie de son travail documentaire porte sur le milieu industriel.

Alors qu’il tourne « The Insomnicac », il a alors à peu près l’âge de l’homme dans le film (40 ans) et l’appartement londonien filmé est d’ailleurs le sien… Bref, c’est à se demander si « The Insomniac » n’est pas un brin autobiographique.

« The Insomniac » restera malheureusement la seule fiction de Rodney Giesler, malgré un accueil positif et une bonne distribution dans les cinémas d’art et d’essai.

Si « The Insomniac » a été largement financé par ses propres soins, Giesler put compter sur l’appui du cameraman Tony Richmond (qui sortait alors tout juste de « Walkabout » pour Nicolas Roeg). Richmond lui donnera également la pellicule, des restes non utilisés qui provenaient en fait du film de Godard « Sympathy for the Devil ».

[xrr rating=6/10]

Inclus dans le DVD/Blu-ray « Sleepwalker » (BFI Flipside). Version originale avec sous-titres en anglais

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