Familial:
Michael Powell

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Rating:
3
On 3 avril 2015
Last modified:4 avril 2015

Summary:

Un film pour enfants très fantaisiste créé par l'un des duos créatifs les plus célèbres du 7e art : Michael Powell et Emeric Pressburger.

Un film pour enfants très fantaisiste créé par l’un des duos créatifs les plus célèbres du 7e art : Michael Powell et Emeric Pressburger !

TheBoyWhoTurnedYellow1972

The Boy Who Turned Yellow (1972)

Réalisé par Michael Powell

Ecrit par Emeric Pressburger

Avec Mark Dightam, Robert Eddison, Helen Weir, Lem Kitaj,…

Directeur de la photographie : Christopher Challis

Musique : Patrick Gowers et David Vorhaus

Produit par Emeric Pressburger pour la Children’s Film Fundation (CFF)

Familial / comédie / SF

55mn

UK

Voici un moyen métrage bien étrange. Un peu maladroit, daté, mais plein de fantaisie. On se croirait presque devant un vieil épisode de la mythique série de SF britannique Dr Who qui est apparue sur le petit écran quelques années plus tôt.

Le résultat est agréable, d’un kitsch consumé, et somme toute… anecdotique, aurait-on presque tendance à dire.

Pourtant, « The Boy Who Turned Yellow » a une place particulière dans l’histoire du cinéma. Il signe en effet la dernière collaboration de l’un des duos créatifs les plus importants du 7e art : Michael Powell et Emeric Pressburger.

Les deux génies derrière les légendaires films des Archers, qui ont connu leur heure de gloire dans les années 40 (Colonel Blimp, The Red Shoes,…), n’avaient plus collaboré ensemble depuis « I’ll Met by Moonlight » (1957).

Ici ils se réunissent donc pour un projet de moyen métrage à destination du Children’s film Fundation (CFF). Cette fondation, active entre 1951 et 82 avait pour but de produire des films made in Uk à destination des séances cinéma du samedi matin réservées depuis 1927 au jeune public. Une institution ! La CFF a elle même repris la mission du CEF (Children’s Entertainment Films) créé par Rank en 1947. Mais cette fois-ci le financement était assuré par différents acteurs de l’industrie et non plus par Rank seul.

Emeric livre un script loufoque qui semble a priori infilmable. Powell y arrive pourtant, sans certes le génie de ses plus grandes productions, mais faut-il s’en étonner ? Ici les conditions, les enjeux et le budget étaient bien différents de ce à quoi il était habitué 20 ans plus tôt.

Sans être des génies précoces, les deux jeunes acteurs principaux se débrouillent très bien. John, le petit garçon qui devient jaune, est joué par Mark Dightam, alors déjà un acteur expérimenté qui avait tourné pour la télévision et chez Polanski (Macbeth, 1971). Son ami, le petit génie Munro est incarné par Lem Kitaj qui fait ici son unique apparition en tant qu’acteur. Mais il connaitra une belle carrière, sous le nom de Lem Dobbs, en tant que scénariste (notamment avec Steven Soderbergh pour qui il a écrit « Kafka », « The Limey » et « Haywire »). Et il gardera une amitié solide avec Powell jusqu’à la mort de celui-ci.

L’acteur qui incarne l’extra-terrestre se nourrissant d’électricité s’appelle quant à lui Robert… Eddison (par ailleurs un acteur de bonne réputation qui a beaucoup tourné pour la télévision britannique et le cinéma). Ça ne s’invente pas !

Sans être le chant du cygne dont on aurait rêvé, « The Boy Who Turned in Yellow » reste un moment important, un témoignage que tous les fans de Powell et Pressburger se doivent d’avoir vu.

Le BFI a mis cette oeuvre à disposition du grand public dans leur collection dédiée aux films du CFF. Vous pourrez le retrouver dans le volume « Weird Adventures » (malheureusement sans sous-titres).

Rating: ★★★★★★☆☆☆☆ 

DVD BFI. Zone 2 UK. The Children’s Film Foundation « Weird Adventures ». Livret de 20 pages. Trois films : The Monster of Highgate Ponds », « The Boy Who Turned Yellow » et « A Hitch in Time ». Versions originales sans sous titres.

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