Avez-vous déjà rêvé d’être dans la tête d’un fou ? C’est ce que vous propose ce film improbable où Timothy Spall joue tous les rôles !

Stanley a Man of Variety (2016)

Réalisé par Stephen Cookson

Ecrit par Stephen Cookson et Timothy Spall

Avec Timothy Spall

Direction de la photographie : Ismael Issa

Comédie dramatique / expérimental / fantastique

84mn

UK

Stanley (Timothy Spall) est interné dans un hôpital psychiatrique où il vit seul avec ses personnages tirés des vieilles comédies britanniques. Jusqu’à ce qu’il s’évade… ou pas.

Quand Timothy Spall reçoit le script original envoyé par le réalisateur Stephen Cookson (auteur de quatre films peu remarqués – injustement ou pas – entre 1996 et 2001), sa réponse est claire. Ce sera sans lui. Cookson insiste, mais Spall est définitif, le script lui plait pas. Cookson, qui avait réussi à obtenir le financement du film sur l’idée que Spall incarnera le rôle titre, insiste à tel point que Spall finit par dit oui à condition que tous deux réécrivent complètement le script.

Le film a été montré à un festival anglais puis à Nîmes où j’ai pu le voir (sous-titré par les Ecrans Britanniques)  en présence de Timothy Spall. Ce dernier l’avoue lui-même, il ne sait que penser de ce film. Il est fier de son audace, a travaillé de longs mois sur ce projet avec le réalisateur  Stephen Cookson. Mais que penser du résultat ?

On suit donc Stanley, homme de la cinquantaine interné dans un hôpital psychiatrique. Il passe ses journées à faire le ménage dans l’hôpital désaffecté où il semble vivre seul et quand il se comporte bien, il a le droit à des jetons apportés par une main invisible qui lui permettent de regarder le vieux téléviseur noir et blanc dans sa cellule qui passe en boucle sa collection de veilles comédies britanniques des années 40 et 50.

Malgré son insistance, Stanley se voit refuser ses permissions pour aller sur la tombe de sa fille. Obstiné, il finira par s’envoler dans un cercueil, et rencontrera au fil de sa quête de nombreux personnages dont ses parents ! Mais il n’est pas pour autant sorti de sa prison. Car où vit-il exactement ? A-t-il une fille, l’a-t-il tuée ? Qui est Stanley, est-il juste un fou ? Autant de questions qui resteront… sans réponse.

Dans l’hôpital et au cours de ses pérégrinations, Stanley rencontre donc d’autres personnages pour le moins étranges et inquiétants.Tous sont inspirés de célèbres comiques britanniques et interprétés par Spall lui-même. On reconnait entre autres Margaret Rutherford, Tony Hancock ou encore Alastair Sim.

Le film à l’esthétique très léchée (on imagine le travail colossal effectué en post prod !) est décrit par Spall comme un mélange entre « Erasearhead » (1977), le premier long de David Lynch et « Kind Hearts and Coronets » (Noblesse Oblige, 1949) de Robert Hamer. C’est plutôt bien vu !

Le ton est à la comédie noire, à la folie et aux hallucinations. Vous allez passé 1h20 dans le cerveau d’un fou. Vous êtes prévenus ! Mais le film, in fine, tient plutôt la route, et se laisse regarder sans que vous éprouviez l’envie de vous tapper la tête contre les murs !

Amateurs de films improbables, à la limite de l’expérimental, vous serez ravis. « Stanley, a man of Variety » est également un tour de force de la part de Timothy Spall qui est juste impressionnant.

Aucune sortie cinéma ou DVD prévue à ce jour

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