Review of: Skyfall (2012)
Action / Aventure / Thriller:
Sam Mendes

Reviewed by:
Rating:
4
On 2 janvier 2013
Last modified:12 octobre 2015

Summary:

"Skyfall" est-il le meilleur James Bond depuis longtemps ? Sam Mendes a-t-il trahi la franchise, et devrait-il être livré à Dr No ?

Avec Skyfall, Sam Mendes a-t-il trahi ou sublimé la franchise mythique ?
jamesbond-skyfall

Skyfall (2012)

Réalisé par Sam Mendes

Ecrit par Neal Purvis, Robert Wade et John Logan d’après Ian Fleming

Avec Daniel Craig, Javier Barden, Judi Dench, Ralph Fiennes, Naomie Harris, Bérénice Marlohe, Albert Finney,…

Produit par Eon Productions, MGM et Danjaq

Tourné à Pinewood Studios, en Turquie, à Shangaï, à Londres et en Ecosse

143 mn

UK / US

Lorsque la dernière mission de Bond tourne mal, plusieurs agents infiltrés se retrouvent exposés dans le monde entier. Le MI6 est attaqué, et M (Judi Dench) est obligée de relocaliser l’Agence. Ces évènements ébranlent son autorité, et elle est remise en cause par Mallory (Ralph Fiennes), le nouveau président de l’ISC, le comité chargé du renseignement et de la sécurité. Le MI6 est à présent sous le coup d’une double menace, intérieure et extérieure.

Voici donc le grand retour de l’espion le plus célèbre de la planète, le troisième  James Bond incarné par Daniel Craig après le sévèrement burné mais surestimé « Casino Royale » (2006) et le calamiteux « Quantum of Solace » (2008).

Alors que la franchise cinématographique fêtait en 2012 ses 50 ans d’existence, on attendait un sursaut salvateur des producteurs. L’annonce faite l’année précédente que le projet serait cette fois ci piloté par un réalisateur de la réputation de Sam Mendes (« American Beauty », « Jarhead », « Les Noces Rebelles »,…) laissait présager un nouveau regard et… un nouveau départ.

Et ce 23e James Bond a le mérite d’avoir laissé personne indifférent.

Il y a les détracteurs. Ceux qui trouvent que Bond se pose trop de questions, qu’il n’y a pas assez de gadgets et de filles (grande question : Skyfall est il l’épisode le moins macho de la franchise ? c’est l’un des moins sexy en tout cas), qu’il y a des incohérences criantes dans le scénario, que la principale James Bond girl (Séverine) est juste là pour faire de la figuration et que sa présence est injustifiée, que la dernière partie du film est beaucoup trop longue,…

Il y a les fans (dont je fais partie) qui ne s’arrêtent pas aux incohérences scénaristes (ça fait partie intégrante de la franchise!) mais qui apprécient qu’entre les séquences d’action (quand même fort nombreuses) on ait un Bond avec un minimum d’humanité, vieilli et limite dépressif (même si son immortalité étonne ici peut être encore plus que dans d’autres films), qui a de l’humour même noir (un peu oublié dans les précédents Bond version Craig) et qui sait débiter quelques lignes de dialogues. Prendre à contre-pied le côté trop bling bling et décérébré des derniers James Bond était pour moi une nécessité.

Cinquantenaire oblige, les clins d’oeil aux précédents James Bond sont nombreux, on est heureux de revoir en action l’Aston Martin DB5 apparue pour la première fois dans Goldfinger.

Nous avons aussi de bons personnages secondaires. Ok, les James Bond girls sont un peu vite expédiées, mais le personnage de M au coeur de cet épisode, et surtout la présence de Javier Bardem qui nous donne un excellent méchant, condition sine qua non pour la réussite d’un Bond qui se respecte (l’un des gros ratages de « Quantum of Solace ») participent à faire de ce Bond un excellent cru.

Dans la liste des nouveaux personnages, il y a le nouveau Q version geek interprété par Ben Whishaw (découvert notamment dans la série TV « The Hour ») et un bureaucrate pas si sclérosé (Ralph Fiennes). Et l’apparition toujours appréciée d’Albert Finney dans l’apothéose finale.

Et je parle bien d’apothéose parce que j’ai trouvé la fin, avec son mini Rosebud et son retour aux racines dans des paysages écossais à tomber, très réussie.

Je ne dois pas être le seul à penser que le Bond de Mendes va dans le bon sens puisque le film a triomphé dans les salles, dépassant le milliard de dollars de recettes dans le monde entier (il n’est pas encore sorti en Chine), et devenant le premier film a dépasser les 100 millions de livres de recettes sur le marché anglais.

[xrr rating=9/10]

Sortie française du DVD et du Blu-Ray prévue le 1er mars 2013

 

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