Review of: A cor et à cri
Thriller:
Charles Crichton

Reviewed by:
Rating:
4
On 24 juillet 2017
Last modified:24 juillet 2017

Summary:

Un thriller familial réussi où de jeunes gens jouent aux détectives parmi les ruines du Blitz

Un thriller familial réussi où de jeunes gens jouent aux détectives parmi les ruines du Blitz

Hue and Cry (1947)

(A cor et à cri)

Réalisé par Charles Crichton

Ecrit par T.E.B. Clarke

Avec Harry Fowler, Alastair Sim, Jack Warner, Frederick Piper, Valerie White,…

Directeur de la photographie : Douglas Slocombe / Montage : Charles Hasse / Direction artistique : Norman G. Arnold / Musique : Georges Auric

Produit par Michael Balcon pour Ealing Studios

Crime / Thriller / Famille

UK

Joe (Harry Fowler) est un jeune homme à l’imagination des plus fertiles. En reconnaissant une plaque d’immatriculation décrite dans un comics, Joe croit qu’il est tombé sur des truands qui transportent un cadavre. Un policier lui fait entendre raison et le recommande pour un petit boulot auprès d’un grossiste de covent garden, Nightingale (Jack Warner).

Tombé par hasard sur un comics policier intitulé The Trump, Joe (un excellent Harry Fowler déjà aperçu dans plusieurs films de Ealing) suit avec avidité les aventures du détective Selwyn Pike, d’autant qu’il se rend compte que la fiction a d’étranges liens avec la réalité.

Joe est tellement sûr de son fait qu’il se met plusieurs fois en danger, ainsi que ses camarades qui acceptent de sortir de leur terrain de jeu favori (les ruines des maisons détruites par le blitz) pour partir à l’aventure avec lui.

Heureusement, un policier compréhensif semble veiller sur lui et lui trouve même un petit boulot. Mais Joe ne va-t-il pas finir par user sa patience avec ses élucubrations ? Mais si Joe avait raison et qu’il se tramait d’étranges choses ? Si ce comics était utilisé par des truants pour faire passer des messages secrets ? Une rencontre ave l’auteur du comics, Felix H. Wilkinson (Alastair Sim) confirme sa suspicion. Le texte de certains passages est modifié à l’insu de l’auteur. Mais pour qui et pour quoi ?

Charles Crichton a débuté sa carrière comme monteur (notamment pour Korda) et assistant de production, avant de réaliser son premier film pour Ealing en 1944. Trois ans plus tard, avec deux films au compteur (deux 1/4 si on compte l’un des segments de « Dead of Night ») voici qu’il réalise un thriller familial, une sorte d’aventure du « club des cinq dans les décombres du Blitz » (comme le résume parfaitement Charlotte Garson dans sa présentation du film pour les éditions Tamasa).

Le scénario original est dû à T.E.B. Clarke, scénariste star de la Ealing qui avait déjà tavaillé avec Crichton sur le film de guerre « For Those in Peril » (1944). Ils signeront encore ensemble les comédies classiques de Ealing « The Lavender Hill Mob » (1951) ou encore « The Titfield Thunderbolt » (1953).

Ici, le résultat est charmant mais pas dénué d’une certaine noirceur. Les criminels d’en face sont bien capables de tuer s’il le faut, et Joe devra lutter pour survivre dans un monde adulte qui parraît bien cruel.

Les images du Londres de l’immédiat après-guerre sont impressionnantes et quelques scènes sont particulièrement marquantes et filmées avec beaucoup de talent par Douglas Slocombe, que ce soit la visite à Wilkinson ou le duel final. « Hue and Cry » ne manque pas d’imagination et de vie – tout comme Joe lui-même.


DVD zone 2 FR. Editions Tamasa. Collection « My british comedies ». Version originale sous-tirée en français. Livret de Charlotte Garson.

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