Aventures / Action:
Guy Hamilton

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Rating:
4
On 3 janvier 2013
Last modified:10 mai 2015

Summary:

"Goldfinger" est un excellent film d'aventures qui est encore aujourd'hui l'un des tous meilleurs Bond.

« Goldfinger » est un excellent film d’aventures qui est encore aujourd’hui l’un des tous meilleurs Bond.

Goldfinger

Goldfinger (1964)

Réalisé par Guy Hamilton

Ecrit par Richard Maibaum et Paul Dehn

Avec Sean Connery, Honor Blackman, Gert Fröbe,…

Directeur de la photogaphie : Ted Moore

Produit par Albert R. Broccoli et Harry Saltzman pour Eon Productions

Tourné en Suisse et aux Studios Pinewood

110 mn

UK

« Après avoir détruit la base secrète d’un baron de la drogue mexicain, James Bond (Sean Connery) va prendre quelques jours de repos à Miami Beach, en Floride. Mais ses vacances sont rapidement interrompues. l’agent de la CIA Felix Leiter transmet à Bond un message de M demandant de surveiller Auric Goldfinger (Gert Fröbe), un industriel milliardaire obsédé par l’or. »

Affiche Goldfinger« Goldfinger » est le troisième film de James Bond, toujours incarné par Sean Connery. Suite au succès des deux premiers Bond, le budget a été doublé à 3 millions de dollars (22 millions de dollars actuels).

Suite à une dispute avec les producteurs sur sa participation sur les bénéfices, le réalisateur Terrence Young décide de claquer la porte. C’est Guy Hamilton, formé à la réalisation notamment par Carol Reed (il a été assistant réalisateur sur « Fallen idol » et « The Third man », qui dit mieux ?), qui reprend alors le flambeau. Il reprendra les commandes de James Bond encore trois fois dans les années 70.

Le scénario est encore une fois signé par Richard Maibaum, mais cette fois-ci le producteur Harry Saltzman, pas satisfait du premier jet, embauche Paul Dehn pour le remanier. Paul Dehn est un ancien critique de cinéma qui a travaillé en tant que scénariste notamment sur « Seven days to noon » (John et Roy Boulting, 1950) et « Orders to kill » (Anthony Asquith, 1958). C’est lui qui introduira la fameuse séquence d’action pré-générique. Scène qui restera dans la version finale du scénario malgré le retour de Maibaum aux commandes. En puisqu’on parle de générique, « Goldfinger » a également acquis son statut culte par la chanson titre composée par John Barry et chantée par Shirley Bassey.

Le scénario de « Goldfinger » est probablement le plus abouti des premiers films de James Bond, apportant une structure narrative plus solide et un rythme plus soutenu. Outre la séquence d’action pré-générique, le film voit l’apparition des gadgets dans la franchise avec la désormais légendaire Aston Martin DB5 sur-gadgétisée (notons que dans le scénario elle pouvait seulement rejeter de la fumée- le reste a été ajouté pendant la production).

La réussite du film, comme pour tous les meilleurs James Bond, est également due à un méchant particulièrement vicieux et mégalo. Ici c’est Auric Goldfinger qui est à mon sens bien plus redoutable que les précédents vilains croisés par Bond. Il est incarné à l’écran par Gert Fröbe, acteur allemand qui parlait très mal l’anglais, et qui fut donc doublé. A noter que les producteurs avaient préalablement proposé le rôle à Orson Welles mais ses exigences salariales furent jugées démesurées.

Les James Bond Girls tombent au début comme des mouches (ce qui me créé toujours un pincement au coeur). Les soeurs utlra sexy Tilly et Jill ne feront pas long feu. Ce qui n’est heureusement pas le cas du personnage de Pusssy Galore (quel nom!) interprété par Honor Blackman, (ex bottes de cuir dans la série télévisée « The Avengers »).

Bref, loin de souffrir de son rythme effréné de production (trois films en trois ans), la saga engendre à nouveau d’un excellent film d’aventures qui reste encore aujourd’hui l’un des tous meilleurs Bond.

Rating: ★★★★★★★★★☆ 

DVD et Blu-ray MGM/United Artists. Version française et version originale sous-titrée.

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