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Le Carré d’Art, l’un des lieux emblématiques du festival avec le cinéma d’art et d’essai Le Sémaphore.

Je dois avouer que l’air nîmois m’a un peu assommé. Tant d’air pur pour un parisien habitué à sa dose de pollution quotidienne n’est pas forcément chose facile ! J’ai donc dormi comme un loir et raté les deux premières séances de la journée. Bon, heureusement j’avais revu la comédie swinging sixties « The Knack… » à l’automne dernier. Par contre j’aurais bien revu « Cathy come Home« , un téléfilm de Ken Loach de 1966 révolutionnaire car tourné en extérieur et sur film (une rareté à l’époque), et de plus une démonstration très convaincante sur la facilité avec laquelle un jeune couple des couches moyennes peut soudainement tombé dans la pauvreté la plus abjecte. Heureusement Doriane Films, dont la directrice Cécile Farkas était venue présenter ce téléfilm mythique, a eu la riche idée de le sortir en DVD. Un must have.

Bonne nouvelle, j’ai quand même daigné interrompre mes ronflements pour aller voir « High Hopes » de Mike Leigh,  une production Channel 4 de 1988, qui a marqué le retour de Mike Leigh sur grand écran. Le film n’est pas sans rappeler dans sa veine comique très affirmée son téléfilm « Abigail’s Party » (1977). Pour faire court, on est ici plus proche du « Père Noël est une ordure » que d’un film des frères Dardenne.

Et comme Andrew Kötting est l’invité d’honneur de ce début de festival, j’ai pu également découvrir une deuxième oeuvre de ce réalisateur dadaïste très attachant « In the wake of a deadad » (2006).

Écrans Britanniques traite très bien ses invités et après ces projections, on nous a dirigé vers un très bon restaurant nîmois. Là j’ai pu discuter plus amplement avec Andrew Kötting qui est vraiment quelqu’un de charmant, et avec un autre invité du festival Christophe Dupin, administrateur délégué de la fédération internationale des archives du film à Bruxelles, qui a sorti l’année dernière un livre sur le British Film Institute avec Geoffrey Nowell-Smith « The British Film Institute, the Government and Film Culture, 1933-2000 » (Manchester University Press).

J’en parlais dans mon post d’hier, mais j’ai pu – enfin – serrer la main de Philippe Pilard, qui avec Rousselet et Tavernier est l’un de ceux qui a le plus oeuvré  pour la reconnaissance du cinéma britannique en France ces dernières années.  Il faut absolument que je pense demain à faire une photo de Messieurs Rousselet et Pilard  ensemble. Ce sera mon petit trophée personnel de fin de festival, car demain sera mon dernier à Nîmes. All good things must come to an end.

Demain, réveil à 10h (ahem) pour aller voir en avant-première « Song for Marion » en présence du réalisateur Paul Andrew Williams (qui s’était fait remarqué en 2006 avec son « London to Brighton »)…

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